Analyse SEO & bonnes pratiques éditoriales
Dans un écosystème digital où chaque détail impacte le positionnement, la structuration des contenus devient un levier stratégique de performance. Le chapô — cette introduction courte située entre le titre et le corps du texte — joue un rôle essentiel dans l’accroche éditoriale et l’expérience utilisateur.
Mais doit-il, pour autant, être balisé en H2 ?
Voici une analyse structurée, orientée SEO, pour guider les concepteurs de contenus et les responsables éditoriaux.
1. Comprendre la fonction du chapô : UX avant tout
Le chapô sert à contextualiser l’article, à ouvrir la lecture et à renforcer l’intention du contenu.
Il répond à trois missions clés :
- Confirmer à l’utilisateur qu’il est au bon endroit.
- Synthétiser la promesse éditoriale en quelques lignes.
- Favoriser l’engagement en incitant à poursuivre la lecture.
Sur le plan SEO, le chapô contribue indirectement au positionnement car il améliore les signaux comportementaux (temps passé, engagement, réduction du pogo-sticking).
2. Le H2 est-il adapté pour un chapô ?
La réponse courte : non, pas dans une logique SEO moderne.**
La balise H2 appartient à la hiérarchie logique des sous-titres. Elle structure les sections principales du contenu.
Un chapô n’est pas une section, mais une introduction.
L’utiliser en H2 induit trois impacts négatifs :
▪ Perturbation de la structure sémantique
Le premier H2 doit idéalement introduire un bloc de contenu structuré, non un paragraphe introductif.
▪ Moindre lisibilité par les moteurs
Google interprète les H2 comme des titres thématiques. Un chapô n’apporte généralement aucun thème distinct, ce qui crée un bruit sémantique inutile.
▪ Risque de dilution des mots-clés
Si votre stratégie repose sur des H2 optimisés, placer un chapô dans cette balise peut détourner la puissance sémantique des sous-titres réellement importants.
3. Quelle balise utiliser pour un chapô ?
La meilleure pratique : un simple paragraphe (<p>) stylisé.**
Les experts SEO et les guidelines UX convergent vers une approche optimale :
- Balise recommandée :
<p>ou<div> - Mise en forme via le CSS (typo, graisse, espacement)
- Aucune balise Hn
La logique est simple :
👉 Un chapô n’est ni un titre, ni une section → donc pas un H2.
4. Exceptions : quand utiliser un H2 pour un chapô pourrait être acceptable ?
Dans de rares configurations :
- Thèmes WordPress verrouillés où la structure impose un H2 pour le design.
- Articles courts ou très minimalistes où le chapô joue un rôle de sous-titre thématique.
Mais attention : ces cas sont des compromis, pas des recommandations.
5. Bonne pratique SEO : laisser le H2 aux sections fortes
Pour maximiser l’impact SEO d’un article :
- H1 → le titre unique
- H2 → les sections principales (thématiques majeures)
- H3 → sous-sections
- Chapô → paragraphe simple
Cette structure renforce la cohérence éditoriale et optimise la compréhension par Google.
6. Conclusion : le chapô n’a pas vocation à devenir un H2
Pour un site souhaitant maximiser son impact SEO — comme Planeo Digital dans ses productions éditoriales — la règle est claire :
➡ Un chapô doit rester un paragraphe, distinct de la hiérarchie Hn.
➡ Le premier H2 doit ouvrir la première grande section de l’article.
Cette approche garantit une structure éditoriale puissante, une lisibilité optimisée pour les moteurs et une expérience utilisateur cohérente.
FAQ SEO
Le chapô a-t-il un impact direct sur le SEO ?
Indirectement oui. S’il engage le lecteur dès les premières lignes, il améliore les signaux comportementaux évalués par Google.
Puis-je intégrer mon mot-clé principal dans le chapô ?
Oui, et c’est même recommandé. Cela renforce la cohérence sémantique sans nuire à la structure.
Google pénalise-t-il l’usage d’un H2 pour le chapô ?
Pas de pénalité, mais une perte de cohérence sémantique qui peut réduire l’efficacité des H2 réellement stratégiques.
Le chapô doit-il être long ?
Idéalement : 2 à 4 phrases. Suffisant pour capter l’attention, sans alourdir la page.